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Déboires scolaires

Il m’aura fallu longtemps avant de savoir quoi faire. Il m’aura fallu passer par des moments difficiles, des épreuves compliquées. Je ne vous dis pas que je suis une pauvre petite chose fragile, qu’il faut plaindre ou que sais-je.





Le début…

Quand j’étais adolescente, je pensais être certaine de ce que je voulais faire: je souhaitais travailler dans le secteur de l’enseignement, peu importe la branche, même si les langues me tentaient énormément. Quand j’étais un peu plus jeune, vétérinaire me tentait également, malheureusement, mon estomac n’aurait certainement pas suivi. En grandissant, le secteur informatique m’intéressait de plus en plus mais me paraissait inaccessible. Faire de grandes écoles? Impossible. Du coup, je me penchais vers le secrétariat par dépit.

Dans mon adolescence, j’ai vécu des moments assez compliqués : entre le harcèlement et mes soucis de santé, je ne savais plus où donner de la tête. Je suis allée voir une conseillère d’orientation, qui m’a expliqué tout ce qu’il m’était possible de faire avec mon bagage scolaire, c’est à dire rien. Je n’avais pas fini mes études secondaires, donc n’avait aucun diplôme en poche. Heureusement pour moi, en Belgique, nous avons un système d’enseignement qui nous permet de suivre des cours à horaire décalé ou encore sans avoir obtenu de diplôme au préalable.

On se cherche…

J’ai donc commencé 1 an et demi de formation en auxiliaire de la petite enfance. Au début, ça me plaisait énormément, je pouvais laisser aller ma créativité pour créer des activités, bricolages, etc. Les cours étaient intéressants, les stages m’ont permis de voir l’envers du décor d’une école maternelle ce qui fut très enrichissant. Malheureusement, ayant été très mal informée au début de ma formation, je ne pouvais pas être engagée dans une école sans avoir eu au préalable 2 ans de chômage. Autant vous dire que du haut de mes 19 ans, c’était totalement impossible pour moi. Rester deux ans, sans rien faire ou en bossant à la caisse d’un supermarché, c’était très peu pour moi.

J’ai donc cherché, cherché, encore et encore ce que je pouvais bien faire. Après avoir été diplômée avec brio de cette formation, j’ai décidé de me dirigée vers trois année d’étude en assistante sociale. L’espoir de pouvoir réussir l’examen d’admission a vite disparu quand j’ai vu que le niveau était bien trop élevé pour mes minces connaissances dans le milieu social: à croire qu’il faut déjà y connaître un rayon avant de faire ses études.

Je suis donc arrivée à un stade de ma vie où je ne savais plus du tout quoi faire. Je regardais les méthodes d’enseignement à distance, les écoles de promotion sociale (horaires décalés, cours du soir,…) jusqu’à ce que je trouve l’école dans laquelle je suis actuellement!

L’informatique, une révélation…

Je suis donc allée me renseigner dans cette école pour suivre des cours de créateurs de site web, imagerie numérique ainsi que des cours de gestion. Je me suis toujours intéressée à l’informatique, aux nouvelles technologies et un diplôme de gestion me permettait d’ouvrir quelques portes, dont celle de l’entreprenariat. J’avais également vu que, dans cette école, ils offraient la possibilité de faire un bachelier (BAC+3) en informatique de gestion. A ce moment-là, on m’avait à nouveau mal renseignée et je ne pouvais pas m’y inscrire car je n’avais pas de diplôme. Mais ce n’était pas grave, j’allais commencer une année plus sereine en apprenant à développer mes premiers site web basique.

Tout le monde sait qu’il ne faut jamais rester sur ses acquis, en informatique, plus encore. A côté de ça, je commençais à m’intéresser à d’autres langages de développement, à suivre des cours gratuits en ligne et je continuais à adorer ce monde qui, pour beaucoup de gens, reste inaccessible.

Vers la fin du mois de mai, après en avoir discuté avec mon professeur qui était responsable du bachelier en informatique, il m’a conseillé de m’y inscrire en passant l’examen d’admission. N’étant pas au courant, j’étais vraiment remplie de joie à l’idée de pouvoir, enfin, suivre des études qui me plaisent réellement.

Aujourd’hui…

Au moment où j’écris ces lignes, je viens d’entamer ma troisième année d’étude et je suis épanouie comme jamais je ne l’avais été par le passé. Je me forme en cours mais aussi de chez moi via des cours gratuits en ligne, des vidéos, des tutos, des livres, etc. C’est très enrichissant. C’est un monde qui ouvre des tas de portes, même si j’ai déjà quelques préférences, tout particulièrement pour le développement web! Cette année je suis amenée à faire des stages en entreprise. Même si je suis une grande stressée, angoissée, que ce milieu me fait un peu peur, je suis déterminée à les faire, réussir mon année et être enfin diplômée.

Il y a quelques années, je croyais que je n’arriverais à rien, que je serais une de plus à toucher du chômage et à ne rien savoir faire de ma vie. Il faut toujours garder espoir, chercher, c’est comme ça que l’on trouve son chemin et ce que l’on veut faire plus tard. Certes, j’ai 24 ans et je suis encore aux études, je vis chez mes parents. Mais ne vaut-il mieux pas avoir expérimenté tout cela en étant jeune plutôt que dans quelques années avec une maison, une situation familiale? Du moins, c’est mon point de vue. Je remercie le système d’enseignement belge de permettre aux personnes sans diplôme ou en reconversion professionnelle de suivre des études qualifiantes et équivalentes à un enseignement « normal »!

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