Humeurs,  Lifestyle

Writing.

Il arrive un moment dans la vie où l’on ressent un manque, qui peut parfois être plus ou moins important. Un moment qui nous fait comprendre que cette chose qui nous manque nous empêche réellement d’avancer. En ce qui me concerne, ce qui manquait le plus à ma vie, c’était l’écriture.

 

 

J’ai commencé à écrire très jeune : j’écrivais beaucoup d’histoires, de poèmes et de petits textes en tous genre. J’adorais ça. Je trouvais dans l’écriture une échappatoire, une façon d’exprimer mes sentiments sans avoir à me confronter à quelqu’un. C’était anonyme et en général, je ne faisais lire mes textes à personne. Arrivée à l’âge de 15 ans, j’ai commencé à écrire des chapitres et des chapitres. L’écriture de cette histoire me passionnait et je ne m’arrêtait plus. Plusieurs personnes avaient eu l’occasion de lire mes écrits et adoraient. Et du jour au lendemain, j’ai dû me confronter au fameux syndrome de la page blanche. Je n’arrivais plus à écrire ; j’avais perdu la flamme qui me tenait en haleine et qui m’aidait à faire vivre mes personnages. Du coup à partir de ce moment-là, je n’ai plus écrit ou du moins très peu : à part quelques textes, je ne parvenais plus à créer des histoires. Il m’arrivait aussi de commencer à écrire une histoire d’une ou deux pages et de tout abandonner rapidement parce que ça ne me plaisait pas.

En grandissant, j’ai commencé à écrire sur mes émotions, sur ce que je ressentais. Ça m’aidait énormément à mettre les choses au clair dans mon esprit, à savoir exactement pourquoi je me sentais comme ci ou comme ça.  Je pouvais écrire des lignes et des lignes sans m’arrêter. Il y a quelques années j’avais créé un blog où j’y postais mes textes. J’avais passé un léger cap en les faisant lire à d’autres personnes mais je savais pertinemment que ces lecteurs ne me connaissaient pas et je me fichais de leur jugement. J’ai toujours été comme ça ; j’ai toujours eu du mal avec le jugement des autres. Dans mes écrits encore plus parce que j’écris toujours avec mon cœur, mes tripes. Je m’exposais ouvertement aux gens mais je n’avais pas peur. Un peu plus tard, suite à mes études, j’ai perdu ce goût de l’écriture. J’écrivais encore quelques textes mais c’était très rare.

Mais il y a un peu plus de deux ans, j’ai créé Le blog de Tiphaine. Je ne savais pas vraiment ce que j’allais poster dessus mais j’avais ressenti le besoin de recommencer à écrire mais d’une manière complètement différente. Je voulais que mes proches puissent également lire mes écrits. C’est pourquoi je partageais beaucoup mes billets sur les réseaux sociaux lors de leur publication. Je postais en moyenne 1 à 2 articles par semaine. J’adorais ça, je m’épanouissais énormément. Mais au fur et à mesure que j’avançais dans l’écriture, je ressentais un manque, pas un manque d’inspiration mais plutôt un manque d’ambition. Je m’ennuyais dans l’écriture de mes billets. C’est pour cela que j’ai commencé à écrire sur mon sport qui est ma plus grande passion et sur ses principaux sujets controversés. Mais mes études, la vie, mon emploi du temps ont fait que je n’écrivais plus. Plus du tout.

Arrivée au mois de mai l’année dernière, j’avais un petit carnet où j’écrivais tout ce qui me passait par la tête pour mes cours, mon cheval, etc. Et un jour j’ai commencé à écrire le début d’une histoire. Avec le recul et après l’avoir relu quelques fois, je réalise aujourd’hui que les sentiments qui ressortaient de ce début d’histoire reflétaient mon état d’esprit à ce moment-là. Je sortais d’une longue relation et j’étais prise entre la colère, le manque et la peine. Je pense que cette écriture m’a aidé à tout sortir car je me souviens qu’à partir de ce moment-là, je me sentais mieux, libérée de toute cette histoire. Après cet épisode, mes examens sont arrivés et je n’ai plus vraiment écrit jusqu’à il y a quelques semaines. J’étais en cours et je regardais mon clavier attentivement. Sans m’en rendre compte, j’avais ouvert une page de traitement de texte et je tapais des lignes, encore et encore. Simplement sur mon envie d’écrire. C’était brouillon, irréfléchi, impulsif. Je me souviens que ce soir-là, je n’étais pas très bien moralement : la route et la musique qui passait dans ma voiture m’avaient rendu nostalgique et j’étais complètement perdue dans mes pensées. A cet instant, tout se bousculait dans ma tête et le courant d’air de la fenêtre entrouverte me donnait un frisson qui se rajouta à mon envie d’écrire. Mes doigts brûlaient, mon cerveau bouillonnaient. Pourquoi avais-je attendu si longtemps ?

J’avais perdu cette flamme, mais aujourd’hui, je la sens se raviver en moi. Cette flamme qui me permet d’écrire, qui guide mes doigts sur le clavier de plus en plus rapidement de peur d’oublier l’idée qui est au bord de mon cerveau. Cette flamme qui me permet de me vider l’esprit, de me rendre heureuse, de m’épanouir dans l’écriture. Aujourd’hui, j’écris, sans m’arrêter. J’ai toujours ce petit carnet dans lequel j’écris, beaucoup. D’ailleurs l’un de ces écrits me tient en haleine. Il m’est arrivé de me réveiller en pleine nuit à cause d’une pulsion d’écriture. J’aime ce terme : pulsion d’écriture. Ça correspond exactement à mon style : des textes impulsifs, travaillés tout de même mais qui ne sont en aucun cas programmés. Et j’adore toujours autant écrire. Je pense qu’après l’équitation, c’est la chose qui m’épanouit le plus.

On m’a toujours expliqué que les paroles ne restaient pas tandis que les écrits seraient toujours là pour témoigner de l’une ou l’autre chose. Je pense que c’est ça que je veux maintenant : pouvoir écrire pour m’en souvenir. Pouvoir écrire pour me dire que lorsque je suis entrée dans l’âge adulte, j’étais totalement perdue ; qu’il m’a fallu me remettre en question, plus d’une fois. Mais qu’après tout cela, j’aurais toujours besoin d’écrire, des pages et pages juste pour moi. Pour mes sentiments. Mes personnages. Mon futur.

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