Bilan de 2016 – 2017

J’ai toujours fait partie de ces personnes qui compte les années en année scolaire et non en année civile. Certainement parce que je suis encore à l’école et que je reste « coincée » dans ce système là. J’avais envie aujourd’hui d’effectuer un bilan de mon année. Je suis actuellement en vacances, même si j’ai quand même du travail, et j’ai décidé d’écrire mon ressenti sur l’année qui vient de s’écouler.

L’ANNÉE QUI COMMENCE MAL

Autant tout reprendre depuis le début… J’ai eu terminé le mois de juin 2016 avec un diplôme d’auxiliaire de la petite enfance mais, sans opportunité de travail. En Belgique, les auxiliaires de petites enfance doivent être engagées sous un contrat PTP (Programme de Transition Professionnelle). C’est-à-dire que ce n’est qu’un contrat de deux ans maximum, non renouvelable. Mais surtout, pour accéder à ce contrat il faut avoir un certain temps de chômage… Bref, sans entrer dans les détails et la complexité de ce statut, je ne pouvais pas travailler dans l’immédiat et dans ce domaine là. Il a donc fallu trouver un plan B. Ce dernier a été relativement « simple » à trouver mais la réalisation était compliquée…  Un bachelier en assistante sociale, sans diplôme de fin de lycée, c’est compliqué… Après moultes réflexions et déceptions, j’ai dû abandonner l’idée… Les jours passaient et j’étais de plus en plus indécises sur mon avenir… Puis j’ai décidé de me tourner vers une de mes passions très peu avouée, l’informatique.

LA FORMATION QUI A TOUT CHANGÉ

A une trentaine de minutes de chez moi, j’ai appris qu’il faisait des formations de technicien en imagerie numérique et concepteur de sites web. J’ai réfléchi, j’ai hésité, mais je me suis lancée quand même. Je me suis un peu lancée à corps perdu dans cette formation car c’était un peu mon « dernier espoir ». Alors oui, c’était une formation en cours du soir et non en journée, ce n’était qu’une à deux fois par semaine mais j’étais motivée à bloc!

Les cours ont commencé et j’ai adoré ça, vraiment. Ça m’a de plus en plus motivé à vouloir travailler dans ce domaine-là. J’ai donc décidé d’entamer, en complément, une formation de connaissance de gestion afin de pouvoir obtenir le statut d’indépendant à la suite de mes études. J’étais vraiment motivée, concentrée et heureuse d’avoir enfin trouvé un domaine qui me passionnait réellement.

J’ai appris énormément de choses cette année, humainement comme professionnellement.

JANVIER 2017; LA SOIRÉE DE L’HORREUR

L’année avait bien commencé, le réveillon du Nouvel An était plus ou moins agréable et j’ai retrouvé mon amoureux quelques jours plus tard. Ce soir-là, nous avions décidé d’aller au restaurant, comme à notre habitude. C’était un joli mardi soir; jusqu’à ce que l’on rentre à la maison… La soirée a basculé dans l’horreur, vraiment… Ma rue est devenue lieu d’une véritable série policière: ambulance, police, scientifique, expert, procureur… l’horreur d’une vie… Comment a-t-on pu ôté la vie d’une jeune femme? Je ne comprends toujours pas, même cinq mois plus tard…  Le récit de l’horreur, ici. Moi, mon chéri et ma maman n’oublieront jamais cette soirée. J’ai eu énormément de mal à m’en remettre, encore aujourd’hui, il m’est difficile d’en parler sans être énormément émue.

LA CONCRÉTISATION DE MON PROJET ET  RAS-LE-BOL GÉNÉRAL

Après toute cette histoire, les mois sont passées, difficilement mais j’ai su remonté la pente grâce au soutien de mes proches. J’ai donc continué mes études assez sereinement. J’ai commencé à concrétiser réellement mon projet d’avenir, à réellement savoir ce que je voulais proposer aux gens: la réalisation de site internet, l’aide informatique et tout ce qui touche à ce domaine-là. Je savais que ça allait bien se passer jusqu’au moment où j’ai du parler de mon projet au professeur qui me suivait en gestion. Je n’exagère pas du tout quand je vous dis qu’il m’a carrément écrasé, ratatiné en disant que mon projet ne marcherait pas. Je peux vous dire que quand je suis rentrée chez moi ce jour-là, j’ai commencé à me remettre totalement en question… Est-ce qu’il a raison? Est-ce que je vais réellement me faire dévorer par les grandes entreprises? Est-ce que je ne ferais pas mieux de tout arrêter? Il m’a fallu un certain temps avant de comprendre qu’il avait tord. Pendant ce laps de temps de réflexion, j’ai commencé à en avoir ras-le-bol de tout: je ne voulais plus parler de mon projet à quiconque ou alors si quelqu’un abordait le sujet, j’en parlais en ayant les larmes aux yeux. J’ai commencé à changer de comportement avec les personnes qui m’entouraient (ce qui m’a permis de comprendre qui étaient réellement ces personnes). J’en avais réellement ras-le-bol et je n’avais qu’une seule envie, tout envoyer péter.

LE DERNIER MOIS DE L’ANNÉE

Puis le mois de juin est arrivé et il m’a redonné énormément confiance en moi et énormément d’espoir. Le jour où le professeur que j’avais en informatique m’a annoncé ce que je pourrais réaliser l’année prochaine, ainsi que les personnes qu’il a mis en contact avec moi pour réaliser leur site internet a été révélateur pour moi. Je savais que ça fonctionnerait, que si je m’étais toutes les chances de mon côté, je pourrais arriver à faire quelque chose de réellement bien. Je pense qu’il ne le sait pas, mais c’est grâce à lui, entre autre, que je vais continuer la création de site internet.

CE QUE J’AI RETENU DE CETTE ANNÉE

Qu’il existait toujours une solution, que rien n’était acquis et qu’il ne fallait pas se fier au jugement subjectif d’une personne. J’ai appris énormément cette année mais je pense que c’est ce que j’ai retenu le plus. J’ai appris également à me faire confiance et à croire en mes idées même si elles ne convenaient pas à tout le monde. J’ai appris qu’à 21 ans on pouvait avoir d’énormes projets et qu’ils pouvaient être réalisés si l’on s’en donne réellement les moyens.

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