Ma petite campagne

Il fait beau aujourd’hui. Le soleil tape et l’air souffle une légère brise fraîche de début de soirée. Je suis là, assise dans l’herbe, cahier et stylo à la main avec mon cheval profitant du soleil et de l’herbe bien grasse. Il fait calme ici… On entend juste le frottement des feuilles dans les arbres, Quisko qui arrache l’herbe et la mâche. On peut entendre le chant des oiseaux. Et même si, au loin, on entend le bruit des voitures, tous ces bruits de nature le recouvrent.

Les prairies sont vides. Seuls Quisko et moi. Quelques cavaliers montent en carrière et l’on peut entendre le mouvement de leur sabot dans le sable. J’aime ce calme. Je pourrais passer des heures ici. Et même si les quelques insectes présents se faufilent sur mes jambes, je m’en fiche. J’aime cette campagne.

J’aurais tant aimé la connaître plus tôt. Même si j’ai grandi ici, je n’en ai jamais réellement profité. Ce calme et cette tranquillité sont si agréables et ressourçant. Les gens qui ont ça au quotidien ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont. Dans ces moments-là, je me coupe du monde. Je mets mon téléphone en silencieux et je profite du calme tout en regardant mon gros, libre et heureux.

Je vide mon esprit… Mais ça n’est pas toujours le cas. Parfois, mes pensées reprennent le dessus et m’empêchent de profiter de ces instants précieux. Alors il me faut juste une chose, le regarder et me concentrer sur le bruit de ses dents arrachant l’herbe. C’est si apaisant, reposant…

Et puis vient le moment ou un autre cheval est mis dans la prairie d’à côté. Ce n’est aucunement dérangeant… Mais…comment dire… C’est juste parce que Quisko adore les copains mais surtout jouer avec eux.

« Eh copain, on fait la course? » et je retrouve mon gros cheval fou d’il y a 8 ans… Celui dont je suis tombée folle amoureuse… Je suis montée sur le dos de centaines de chevaux en 15 ans, mais je n’ai eu qu’un seul coup de foudre, lui. Mon grand blond, celui avec qui j’ai réappris à aimer monter à cheval.

Cela peut paraître futile pour certaines personnes, mais mon cheval et ma campagne sont deux choses précieuses à mes yeux. A défaut de pouvoir partir en vacances à des milliers de kilomètres, je n’ai que 5 minutes de voiture pour me détendre et profiter…

Les écuries de la Cerisaie

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *